Oiseaux des Villes

Chaque observation et chaque oiseau observé a son histoire. Le groupe local de Guyancourt vous propose ici de découvrir ces petites choses qui font que chaque moment passé sur le terrain est unique.

  • Nichoirs à effraie

En collaboration avec les services techniques de la ville de Guyancourt, deux nichoirs à effraie des clochers ont été installés dans des bâtiments du parc de l’Ermitage au printemps 2015.
Jean Etienne nous décrit la première visite de contrôle et d’entretien :

Le 27 janvier dernier, nous avons rencontré les agents de la ville à 10h00 pour une visite d’entretien des 2 nichoirs à effraie qui ont été installés au parc de L’Ermitage.

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Crédits : P. Naudinot

Étaient présents Marie, Agnès, Philippe et Jean Etienne pour la LPO et Mrs Danjou et Vanaquaire pour la ville.

Ces derniers nous ont apporté des échelles et des copeaux de bois comme prévu. En les attendant, Marie nous a précisé la procédure pour approcher les nichoirs :

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Crédits : P. Naudinot

• ne pas faire de bruit au cas où le nid serait occupé.
• boucher avec un coussin l’orifice d’accès au nid pour empêcher l’oiseau de sortir (cette opération a nécessité de monter à l’échelle).
• ouvrir la trappe d’accès avec précaution, en portant des lunettes et des gants.
• nettoyer le nichoir s’il est vide, après avoir vérifié s’il n’y a pas de trace d’occupation par des pigeons, des fouines ou autre prédateur et s’il n’y a pas de morceaux d’œufs.
Forts de ces recommandations, nous avons commencé par la grange. Nous avons bouché l’entrée, puis à l’intérieur nous nous sommes fait un chemin jusqu’au nichoir situé à 3 mètres de haut. Philippe est monté et a eu du mal à ouvrir la trappe d’accès. Il y est parvenu grâce à un tournevis des techniciens de la ville.

Le nichoir était vide, à part des araignées et des moucherons pris dans les toiles. Agnès a filmé l’opération. Marie a passé 2 récipients de copeaux que Philippe a étalés après avoir donné un coup de brosse.
Nous avons refermé la trappe et sommes allés vers le poulailler où se trouve le deuxième nichoir. Nous avons procédé comme pour le premier. Dans ce nichoir il n’y avait pas d’indice de nidification, pas plus que dans le premier. Nous avons encore mis des copeaux, puis nous avons rapporté le matériel aux agents de la ville, que nous remercions pour avoir apporté le nécessaire.

Comme le parc n’est pas ouvert au public, une occupation des nichoirs est possible, mais il faut être patient. La situation des nids est favorable. Il ne reste plus qu’à laisser faire la nature.

J.E. Caradec - 28/01/16


  • Rouzic, mon ami

Dans le groupe LPO de Guyancourt, nous faisons des sorties mensuelles et je me suis aperçu que j’étais traqué par un drôle d’oiseau qui me fait signe chaque fois que je suis dans un jardin ou un bois. Il s’agit du rouge-gorge.
Quand j’accompagne ma femme au travail, ça ne manque jamais. Il y a un petit bosquet près d’un chemin piétonnier où un bip bip clair m’interpelle et me fait un clin d’oeil malicieux. C’est le rouge-gorge, bombant le torse sur une branche de noisetier. Cet oiseau est spécial. Bien sûr il a le poitrail rouge et il en est fier, mais son oeil est très expressif et c’est ce qui me plaît en lui.
Chaque humain à un nom et je me demande toujours quand j’observe un animal si ce dernier a aussi un nom dans son langage d’animal. Mon rouge-gorge s’appelle Rouzic.
En breton c’est "le petit écarlate" le "ic" de la fin étant affectueux.
Rouzic a le don d’ubiquité. Dernièrement j’étais sous un pommier dans le jardin de ma mère près de Quimper. Je lisais sous un soleil de novembre encore tiède quand j’entends bip bip. Sur une branche du pommier, mon ami me saluait et regardait alentours s’il n’y avait pas de chat.
Les pommes chez nous c’est sacré et celles qui tombent sont rassemblées au pied de l’arbre. Pour les oiseaux c’est une aubaine car ils se régalent de fruits une partie de l’hiver. Après inspection des parages, Rouzic se pose et picore un fruit avec un plaisir manifeste. Un merle crie soudain et Rouzic s’envole. Mais il a eu le temps de manger.
Quand nous avons fait une sortie dans les jardins familiaux de Guyancourt, Rouzic était encore là. Les jardiniers aiment bien les rouges-gorges car ils leurs tiennent compagnie lorsqu’ils retournent la terre. J’étais près d’Orléans cette semaine, dans un coin que je n’avais jamais visité et Rouzic m’a encore salué en pleine forêt.
Le macareux moine est l’emblème de la LPO. Mon emblème, c’est Rouzic.

J.E. Caradec - 20/11/15


  • Bavarde et mathématique

Nous sommes au mois de Mars 2013 et j’ai de nouveaux voisins : Madame Pie et Monsieur « 3,14 ». Ils viennent d’emménager dans le sapin sous ma fenêtre et depuis plusieurs jours ils s’activent pour construire leur nid. Ils n’ont pas appris la maçonnerie dans le BTP mais plutôt l’art du vannier et du rotin.

Pies bavardes
Pies bavardes
Crédits : Y. Patis

Je ne savais pas que les pies pouvaient nicher dans les conifères. Chez moi, en Bretagne, c’est dans les peupliers ou les arbres hauts que les pies élisent domicile. Si le nid est près de la cime de l’arbre l’été sera beau par contre si le nid est plutôt dans les branches inférieures, c’est un été pluvieux qui s’annonce.

La famille « 3,14 » apporte régulièrement ses brins de rotin mais je n’arrive pas à bien voir comment elles agencent le tout. Pourtant un futur panier douillet semble prendre tournure. Je vois en surplomb le toit du nid qui doit protéger les petits des prédateurs. Après tout nous mettons bien des rideaux à nos logis, alors pourquoi pas un toit sur le nid.

Le temps passe mais je ne vois pas la couvaison (à cause du toit pour intimité). Le site a été cependant bien choisi car les chats du quartier n’ont pu monter jusqu’au Saint des Saints. Il y a une piste d’atterrissage sur le bord du nid. Certains jours, l’arbre est secoué par le vent mais mon immeuble le protège des vents dominants.

Le printemps passe et le pont aérien entre le gîte des pies et les sources d’alimentation pour les petits augmente son trafic. Ce voisinage a duré quelques mois et puis le nid a été abandonné et est tombé de l’arbre pendant la dernière tempête de février, comme un panier d’osier hors d’usage.

La famille 3,14 va-t-elle revenir au même endroit puisque la dernière nichée n’a pas été dérangée par les prédateurs. Suspens !

J.E. Caradec


Mis à jour le : dimanche 5 juin 2016

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