Les nocturnes de la Minière

Le 28 novembre 2016, nous nous sommes retrouvés à 5 membres du groupe LPO de Guyancourt pour tenter d’entendre le chant de la hulotte, le soir, dans les bois des Étangs de la Minière.

On a fait le tour d’un étang dans le noir, on n’a rien entendu,
on a eu froid, on est rentré.
Ça, c’est le résumé pour les gens pressés !

Si vous n’êtes pas trop pressés...

En fait, nous nous sommes retrouvés tous les 5 près des tennis de Guyancourt à 20h00 et nous avons commencé par prendre des nouvelles les uns des autres, puis nous avons fait un point météo : température 2 degrés, ressenti moins 3. Chacun avait prévu plusieurs couches de vêtements car le froid était vif mais revigorant.

Comme le coin des tennis est peu éclairé la nuit, nous avons bénéficié d’un ciel de fin d’automne transparent sur lequel les étoiles scintillaient gentiment, laissant apparaître les principales constellations de l’hémisphère Nord. Et bien sûr, Orion nous a salués alors qu’il déboulait sur l’horizon Est.
La contemplation du ciel nous a absorbés un moment, puis nous avons tenté le chemin de crête au-dessus des bois, mais un miroir du ciel, parterre, à une dizaine de quelques mètres présageait de la gadoue, donc nous avons fait demi-tour et sommes descendus dans la vallée au bord des étangs.

Là nous étions dans la nature, en nocturne, sans lampe.

Mais la vie moderne est ainsi faite que même en forêt l’obscurité n’est jamais totale. Donc, dans un halo luminescent de visibilité 10 mètres, nous avons emprunté le chemin, tant fréquenté de jour, de l’étang du Moulin à Renard.

L’obscurité n’était pas complète mais le silence non plus. Le ronflement de l’autoroute se mêlait au chant de basse du vent dans les arbres. Quelques cris d’oiseaux mécontents d’être dérangés dans leurs dortoirs nous accueillent. Mais de cri de la hulotte point. Nous avancions dans la pénombre, puis nous faisions un arrêt les oreilles grandes ouvertes, mais seul les canards perturbés dans leur sommeil nous faisaient une parodie de chants de grenouilles.

Soudain j’entends une hulotte. Mais Audrey rigole. C’est un enregistrement qu’elle a sur son portable qui nous a surpris. C’est comme un appeau et les hulottes du coin sont sensées répondre. C’est pas de la retape, comme je l’ai dit une fois par erreur, mais de la repasse. Nuance !
Mais repasse ou pas, de chant de la hulotte point.

Nous continuons le tour de l’étang. J’ouvre la marche pour débusquer les dangers potentiels de notre vagabondage comme au temps de nos ancêtres chasseurs cueilleurs, d’autant que je suis le seul guerrier du groupe. Derrière ça papote tout en gardant une attention au fond sonore de la forêt.

Nos yeux sont maintenant habitués à la relative obscurité et nous avançons d’un bon pas. Nous retrouvons le début du sentier après être passés sur le pont qui enjambe la Bièvre. Nous marchons depuis plus d’une heure et nous devons constater que nous avons fait chou blanc.

Pour remonter vers les tennis où sont garées les voitures, il y a un petit raidillon qui chauffe les mollets. Orion est maintenant plus haut dans le ciel et nous nous réjouissons au sortir de la forêt.

Orion
Orion
Crédits : http://www.constellation-guide.com

L’impression générale est que nous avons pris un bon bol d’air, avec une expérience de la forêt urbaine la nuit, qui n’est pas banale.
La hulotte n’était pas là mais la nature nous a fait vivre des instants de partage et de contemplation qui font la joie des amateurs de plein air et de liberté.

A une prochaine fois, Kenavo.

Jean Etienne Caradec
Groupe LPO de Guyancourt

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